À quoi sert vraiment la couverture d’un livre ?

Si vous pensez que l’auteur choisit sa couverture, vous faites erreur.
Enfin… La plupart du temps.
Car les auteurs autoédités ne sont pas logés à la même enseigne. La couverture est une étape qu’ils peuvent maîtriser.
Attention, certains auteurs édités ont aussi le choix. Il arrive que ça soit le fruit d’une collaboration avec l’auteur. Mais il arrive souvent aussi que l’auteur ne soit pas impliqué. Parfois, il s’en fou : il veut écrire, pas se charger de commercialiser son livre. Parfois, il n’y peut rien : j’ai déjà vu des auteurs prendre la parole et répondre aux détracteurs de leurs couvertures en disant qu’ils n’avaient pas eu le choix et qu’ils sont d’accord avec les critiques…

Parce que la couverture n’est pas une affaire d’écriture. Ce n’est pas, même si on l’aimerait bien, une extension de l’œuvre. C’est avant tout un outil de vente :
– Elle doit attirer l’œil
– Mais pas n’importe quel œil : entre en jeu la notion de genre, même dans la couverture. Il y a des tendances et des codes selon les genres
– Et elle s’adresse, avant tout, à ceux qui n’ont pas *encore* lu le livre. C’est pourquoi les auteurs n’ont souvent pas gain de cause quand ils veulent une certaine scène, un symbole… Or, si c’est trop spécifique, ça ne parlera qu’à ceux qui l’ont déjà lu… et ce n’est pas elle que s’adresse la couverture

Certaines couvertures ont cependant d’autres fonctions : quand il s’agit d’un rebranding, les éditeurs veulent atteindre un public plus large, on sort alors généralement des codes du genre pour quelque chose de puis original ou artistique (ex : les nouvelles couvertures des Chroniques Lunaires). À l’inverse, les rééditions spéciales, box ou luxe s’adressent généralement à des fans et leurs couvertures n’essaient pas de convaincre des inconnus mais des lecteurs déjà conquis.

À bientôt, lecteur, lectrice.
Et, pour aller plus loin, on en parle ici sur Instagram : publication.

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