Bon et mauvais, chez les éditeurs aussi

Si tous les auteurs ne se valent pas, il en va de même pour les éditeurs.
Il y a des déceptions, des mauvaises collaborations et des arnaques.

Plusieurs raisons à ça : l’éditeur est l’agent de sélection. C’est le filtre : l’auteur ne peut pas accéder à la publication sans lui (du moins, dans l’édition traditionnelle). L’éditeur est donc en position de force. Et l’auteur, dont les chances de réussir sont minces face à la concurrence et au nombre de manuscrits que l’éditeur reçoit, sait qu’il a peu de poids dans la balance.
L’auteur pourra donc se sentir obligé de faire certaines concessions pour voir son livre publié : changer une fin, un personnage, des détails ou une grande partie du récit. Généralement, l’auteur pense que s’il refuse, le contrat tombera à l’eau. Certains contrats sont d’ailleurs stricts : c’est l’éditeur qui a le dernier mot sur pas mal de paramètres.
Il est arrivé que des auteurs, après avoir reçu 3, 4, 5 vagues de corrections à faire, en arrivent à dire “faites ce que vous voulez”. Que leurs éditeurs assurent que “ça ne vendra pas” et qu’il faut changer. L’éditeur a la main sur le livre, il a l’argument de mieux connaître le marché et l’expérience du monde de l’édition. Ça ne veut pas dire qu’il a toujours raison.

Ça peut aller plus loin. L’auteur est réputé rêveur : l’écriture est sa passion et l’édition son but. Il est facile de profiter de ça, et de sa méconnaissance du milieu. Certains maisons à compte d’auteur, par exemple, font payer l’auteur pour tous les services de correction, mise en page, commercialisation… Pour aucun résultat : aucune vente, et même parfois aucune commercialisation (pas disponible en librairie ni même en commande en librairie). Et quand ça vend : avec des frais de services si chers, il est impossible de compenser ses coûts et de faire un bénéfice.
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Un contrat d’édition ne signifie pas : budget de communication, présence en librairie, présence en ligne, ventes, attention portée au texte…

À bientôt, lecteur, lectrice.
Et, pour aller plus loin, on en parle ici sur Instagram : publication.

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