Les méchants de nos histoires

[Écriture] Les méchants de mes histoires sont gris.
Ils ont des raisons d’être mauvais, la possibilité d’être bons et la liberté de choisir. Ils ont aussi la possibilité de s’en tirer, ou de perdre beaucoup. Parfois, je ne sais pas ce qu’ils font, ni pourquoi, mais je sais qu’il y a bien quelque chose : un point de départ ou d’arrivée qui a tracé cette trajectoire.
Les méchants de mes histoires sont proches.
De mes personnages, de leur histoire, d’où se passe le roman. Ils ne sont jamais loin de nous, du lecteur ou du personnage principal. Parce qu’ils sont aussi importants que ceux que l’on suit… ils sont la raison d’être du roman, après tout.
Les méchants de mes histoires sont compliqués.
J’ai besoin de temps pour les comprendre, et je les laisse souvent faire avant de décider le fin mot de l’histoire. Ils ont leur propre chemin, ils me le montrent… et je me charge de le découvrir, le reconstruire et le dévoiler petit à petit dans le roman. Je ne suis pas du genre à détailler absolument le personnage avant de commencer, mais il faut qu’à la fin j’ai dix fois plus d’informations. Ce sont des personnages qu’il ne faut surtout pas négliger.
Les méchants de mes histoires sont drôles.
Oui, certains… dans certaines histoires. Parce qu’il faut bien rire un peu, et que mes personnages principaux en ont marre de passer pour les rigolos ou cyniques de service.
Les méchants de mes histoires voient les choses autrement ; ne dit-on pas qu’il y a toujours deux versions d’une même histoire ?
Et ils sont sans peur ; parfois.
Prêts à tout ; souvent.
Déterminés ; tout le temps.
Les méchants de mes histoires sont méchants, et j’aime les détester.
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Mon conseil sur le sujet : si vos lecteurs ne les détestent pas, s’ils n’en ont rien à faire ou s’ils les oublient… ce sont des invisibles, des aides d’écriture, des outils d’intrigue ; pas des méchants.

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