Qui fait le design (couverture, maquette…) ?

L’écriture fait un manuscrit, mais il faut ensuite en faire un livre…
En édition traditionnelle, l’auteur n’a pas toujours de pouvoir de décision sur la couverture ou l’aspect final du livre.
L’éditeur est celui qui coordonne l’ensemble de la création, et il donne donc des instructions au graphiste qui crée la couverture.
Il demande aussi au maquettiste (qui peut être la même personne, mais les maisons qui peuvent se le permettre ont généralement plusieurs employés pour tout ça) de créer la maquette intérieure.
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Si vous ne savez pas ce que c’est, petit résumé, faire une maquette, c’est s’occuper de :
👉 l’aspect global du livre
👉 la police d’écriture, le corps (taille), l’espacement des lignes
👉 la police des titres, les symboles ou petites illustrations qui accompagnent les pages de titres
👉 la mise en page des passages différents (extraits de journaux, lettres, tout ce que l’auteur voudrait mettre sous une forme différente)
👉 les césures (mots coupés), les veuves (dernière ligne seule sur la page suivante), les orphelines (première ligne seule sur la page précédente)
👉 les pages copyright, de fin (les “à suivre” “à paraître”)
👉 l’aspect global d’une collection, parce qu’une maquette sert généralement de toile pour un ensemble de livre (vous verrez ainsi tous les livres d’une même collection se ressembler, l’exemple par excellence serait NRF Gallimard)
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La maquette est très importante. Beaucoup d’auteurs ne se doutent pas que cette étape est cruciale : une mauvaise police ou mise en page peut considérablement déranger la lecture, repousser le lecteur, produire un livre de piètre qualité.
Faites le test si vous avez une application de lecture d’ebook ou une liseuse : changez pour une police que vous n’aimez pas (par exemple, une police sans serif si vous aimez les serif), vous verrez que ça change l’ambiance générale du livre et que vous pourriez même avoir du mal à le lire !
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Sachez, si vous êtes auteur autoédité ou que vous cherchez à mettre en page votre livre pour le faire lire à d’autres, que les maisons d’édition ne sont pas nombreuses à publier en Times New Roman, qui est une police pour… les journaux ! (et créée pour !). L’attention à l’aspect du texte est cruciale pour un bel objet et le confort de lecture.
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L’auteur, dans tout ça, peut avoir son mot à dire, mais c’est rare. La couverture et la maquette ont trait au commercial, sont utilisées pour vendre le livre, et les maisons d’édition sont chargées de vendre. Ce sont donc elles qui s’en occupent.
Ce peut être une bonne chose pour l’auteur : il ne sait pas toujours ce qui est le mieux pour son livre et ses goûts personnels, même s’il est dommage qu’il n’aime pas sa couverture, doivent rester en retrait pour s’assurer que le livre sera créé de manière optimale.
D’autres ont une vision différente : l’auteur est à l’origine d’une oeuvre d’art et doit la créer comme il l’entend, ce qu’il pourra faire s’il trouve un éditeur particulièrement collaborateur ou s’il s’auto-édite.

À bientôt, lecteur, lectrice.
Et, pour aller plus loin, on en parle ici sur Instagram : publication.

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